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Le Concorde

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Le Concorde Il en est question en ce moment aux informations. Il a fallu 10 ans après l’accident pour entamer le procès. La justice n’est pas rapide. Je suis montée dans cet avion. M’étant arrêtée par hasard dans un supermarché qui venait d’ouvrir (Mail des charmilles, Jacques doit connaitre), j’ai mis mon ticket dans une urne et j’ai été tirée au sort avec 99 autres personnes pour un tour en Concorde. J’ai été surprise par l’intérieur. Il y a une allée centrale et deux sièges de chaque côté, on se croirait dans un grand autobus, sauf que les sièges sont confortables. Les hublots sont très petits et très épais. Nous avons mis 2 heures pour aller à Paris et ¼ d’heure pour revenir au-dessus de Troyes, où volant à basse altitude, nous avons semé la panique. Nous n’avons évidemment pas passé le mur du son, mais nous avons eu droit à une démonstration des gilets de sauvetage, une explication pour l’usage des masques, et….du champagne...

Conclusion à ma série d'articles.

21 février 2011 Conclusion à ma série d'articles. Je suis heureuse d’avoir eu deux vies : une du siècle précédent, et une avec le confort moderne. J’ai tiré l’eau du puits, je me suis lavée dans une cuvette, je me suis éclairée à la lampe à pétrole, j’ai dormi sur des matelas de laine, de plumes et même de menue paille. J’ai beaucoup marché, j’ai glané, j’ai aidé à ramener les vaches des champs…. Mais au total, je trouve que la vie était vraiment belle à cette époque. Je suis entre deux générations. Mes parents ont connu les débuts de l’aviation et la révolution industrielle. Les voitures et le téléphone étaient rares et les machines à écrire manuelles. Mes enfants connaissent le confort, les ordinateurs, la télé et les voyages sur la lune. Est-on plus heureux maintenant ? On constate la montée du chômage. Il y avait jadis du travail pour tout le monde et les seuls chômeurs étaient « professionnels ». Il y a aussi l’insécurit...

Epernay

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17 février 2011 Epernay Mes grands-parents paternels étaient chef de gare à Montmirail, au CFD. Mes grands-parents maternels étaient chef de gare à Montmirail au CBR. C’étaient de petites compagnies privées qui ont disparu. C’est là que mes parents se sont connus. Puis mes grands-parents maternels sont venus à Epernay. Ils étaient logés à la banque Varin-Bernier où mon grand-père était « concierge ». On a toujours dit concierge car il ouvrait et fermait les grandes grilles de fer, mais en réalité, il y faisait beaucoup d’autres choses, mystérieuses pour moi. Ma grand-mère faisait le ménage dans les bureaux. Nous nous perchions sur les hauts tabourets et on jouait à l’employée avec les tampons encreurs et les papiers carbone. La banque avait un petit parc attenant avec une rotonde et une grotte. Le grenier était superbe avec toutes ses poutres entremêlées. Ma grand-mère faisait aussi le ménage à la sous-préfecture. C’était bien pa...

La batterie

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 10 février 2011 La batterie Pendant la guerre, grâce à l’association « la famille du prisonnier »nous sommes parties un mois à la campagne. Les enfants étaient placés dans des familles et on se rassemblait deux fois par semaine. Nous étions chez une dame qui avait trois enfants du même âge que nous. C’était la grande liberté. On faisait des kilomètres en sabots ou pieds nus. La seule obligation étant d’être là aux heures de repas. Nous avons fait des orgies de rillettes. Pendant que nous étions là-bas a eu lieu la batterie. En ce temps-là il n’y avait pas de moissonneuse-batteuse. Le blé était récolté par une moissonneuse-lieuse. Les gerbes étaient ramassées et mises en petites pyramides. Puis une charrette les ramassait pour qu’on puisse former de grosses meules. Enfin, la batteuse qui faisait le tour des fermes arrivait. Cette photo a été prise en 1995 au cours d'une reconstitution. Ce n'est pas tout à fait la même que...

Montmirail

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6 février 2011 Transports Pour faire suite à mon article sur ce sujet, j'ajoute une carte postale représentant les gares de Montmirail, telles qu'elles étaient vers 1914. Mes grands-parents étaient chefs des gares CBR et CFD

L'école de mon enfance

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29 décembre 2010 L'école de mon enfance   Nous avions des bureaux en bois à deux places avec un banc accroché après. Sur la table il y avait une rainure pour poser le crayon et le porte-plume. Il y avait aussi un trou pour encastrer l’encrier. Nous écrivions avec une plume qui permettait de faire des pleins et des déliés. Le stylobille n’avait pas encore été inventé . Lorsqu’on se déplaçait dans les couloirs, il fallait marcher deux par deux, les mains au dos et incliner la tête chaque fois que l’on passait devant la maîtresse. Elles étaient très respectées. En arrivant en classe, il fallait rester debout à côté de son banc jusqu’à ce qu’on nous donne l’autorisation de nous asseoir. Pendant les récréations nous jouions à la marelle, à la corde à sauter, à la balle. Le cerceau était réservé pour la maison car on ne pouvait pas l’emmener, ni d’ailleurs le ballon ou la trottinette. Les jeux collectifs étaient le mouchoir et l...

Mon oncle et les métiers disparus

19 février 2011 Mon oncle et les métiers disparus Si je veux parler de lui, c’est qu’il avait un métier disparu maintenant. Il était imprimeur. Son atelier était à Reims, rue Emile Zola. Il avait un massicot, deux machines pour imprimer et des casiers remplis de lettres que nous nous amusions à ranger verticalement, ce qui prenait beaucoup de temps nous salissait les mains et ne servait à rien. Il aimait le travail bien fait. Il me montrait des échantillons en me disant « regarde, je ne connais personne qui puisse en faire autant ». J’étais trop jeune pour apprécier. Je le voyais prendre ses lettres pour les assembler dans des cadres, puis imprimer un échantillon. Si une lettre était moins bien visible qu’une autre, il la ressortait pour la surélever avec un petit morceau de papier. Ensuite il faisait le tirage. Si c’était avec plusieurs couleurs, il faisait autant de cadres que de couleurs et il fallait nettoyer la machine ...